Kirby’s Dream Land

Boite du jeu Kirby's Dream Land sur Game BoyKirby’s Dream Land – Game Boy

Parmi les icônes de Nintendo, Mario tient la première place. Derrière, on retrouve pas mal de petits gars sympa, dont Kirby, un être mignon au design minimaliste, mais qui a su marquer les esprits et frayer son chemin. La cause : Kirby’s Dream Land, sorti en 1992 sur Game Boy, un jeu vraiment court mais réussi, qui a rapidement propulsé la petite boule blanche (puis rose) sur le devant de la scène videoludique.


 

Kirby, l’aspirateur le plus mignon du monde

En déplaira aux vrais Hommes, Kirby’s Dream Land est un peu un jeu pour filles. Un petit héros mignon, des ennemis pas bien méchant, pas de violence ni de sang, des fleurs, des arbres et des petits nuages. Pas convaincus ? Demandez à votre entourage féminin : nombreuses seront celles à vous répondre “Oh oui Kirby ! J’adorais ce jeu, j’y ai joué plein de fois !”. Maintenant vous savez, mais rassurez-vous, votre virilité est intacte.

 

Masahiro Sakurai, le créateur de Kirby

Masahiro Sakurai n’était âgé que de 21 ans lorsque le développement de Kirby lui fut confié.

Ajouter à cela que le jeu est court et plutôt facile, et la gente féminine fut comblée. Mais les mecs aussi, parce que le jeu est efficace et attirant, et surtout est édité par Nintendo, gage de qualité pour certains. Imaginé par Masahiro Sakurai, un petit génie seulement âgé que de 19 ans lorsqu’il rejoint le studio HAL Laboratory, à l’origine de Kirby, le jeu est également suivi de près par le grand Shigeru Miyamoto, le papa de Mario. On devra également Super Smash Bros. sur Nintendo 64 au petit génie, qui continuera à travailler avec Nintendo après avoir fondé son propre studio en 2003.

 

Le jeu était donc déjà attendu, et l’accueil fut à la hauteur : deux ans après sa sortie, Kirby’s Dream Land était déjà à presque 1,5 millions de ventes à travers le monde, chiffre respectable pour l’époque sur une console portable.

 

La suite, on l’a connaît : Kirby apparaîtra sur quasiment toutes les futures consoles de Nintendo, et deviendra une mascotte au même titre que Mario, Link ou Samus Aran.

 

Un petit concentré de bonheur : Dream Land

Comme sur beaucoup de jeux Nintendo de l’époque (et les autres aussi), c’est pas le scénario qui en ont fait la renommée. Kirby’s Dream Land se base sur le scénario lambda : un roi maléfique, Dadidou, a volé toute la nourriture de la contrée de Dream Land; avant de crever la faim (et c’est probablement pourquoi il aspire tout, même les êtres vivantes et les pierres), Kirby se lance en chasse des vilains pour récupérer toute cette bonne bouffe.

 

Constitué d’un corps rond, deux bras en triangle et deux pieds, Kirby possède un design minimaliste au même titre que les Boo de Mario; il est d’ailleurs probable que l’inspiration vienne d’ailleurs de là, puisque Shigeru Miyamoto suivait le projet de près ! HAL Laboratory a d’ailleurs reconnu que Kirby n’était à l’origine qu’un personnage secondaire. Mais sa mignonne petite bouille en fait craquer plus d’un nippon, et le petit fantôme vertébré a été choisi pour tenir le premier rôle.

 

Kirby blanc et Kirby rose

L’évolution de Kirby de 1992 (blanc) à aujourd’hui (rose)

Il semblerait que la couleur rose ait été administrée dès le début à Kirby, mais la Game Boy, en noir et blanc, ainsi que la jaquette de Dream Land en ont fait un personnage blanc; du moins le temps d’un épisode. On imagine d’ailleurs facilement ce petit être rose dans un monde plein de couleurs… alors que le jeu reste en noir et blanc, même sur Super Game Boy !

 

Avec Dream Land, pas de surprise : on se lance dans un monde mignon-tout-plein, peuplé de petits êtes tout gentils, au point qu’il est parfois difficile de distinguer l’ennemi. Le premier boss, un arbre avec yeux, nez et bouche, ressemble d’avantage au sage arbre Mojo d’Ocarina of Time qu’à un suppôt de Satan… Pourtant, il va falloir le réduire en allumettes, malgré son air sympathique !

 

Bienvenue à Dream Land, le pays des poutoutrochou…

Kirby démarre sa croisade au cœur de la forêt de Dream Land… un des 5 niveaux dont est composé le jeu. Ça fait pas beaucoup ! Heureusement, ces (petits) niveaux sont riches et soignés.

 

Le petit héros, bien que peu gâté par la nature, possède une grande habileté : son corps rond lui permet d’aspirer les ennemis pour les recracher ensuite comme des projectiles. Si certains ennemis (dont les boss évidemment) ne pourront pas être aspirés, 90% des autres s’engouffreront volontiers dans votre bouche. Et pas de pensées mal placées, merci.

 

Kirby vole dans Dream Land sur Game Boy

Aspirer de l’air vous permettra de voler. Pratique, l’aérophagie.

Si certains ennemis ne pourront pas être vaincus en les aspirant, tous (ou presque) pourront l’être après avoir recraché un projectile. Kirby peut quasiment tout aspirer pour s’en servir de munition : ennemi, pierres, noix de coco… A vous de trouver la bonne source de munitions pour abattre les boss. Mais je vous rassure, si vous avez plus de 3ans et subit moins de 5 trépanations, ça ne devrait pas être trop dur…

 

Kirby possède également une capacité bien pratique : il peut aspirer de l’air (en utilisant la touche Haut du pad), lui permettant de voler à volonté, ainsi que se servir de l’air avalé comme d’un projectile. Celui-ci sera néanmoins plus faible, et ne marchera pas sur certains ennemis, dont les boss.

 

Particulièrement linéaires, les niveaux en side scroll de gauche à droite ne vous poseront aucun problème. Quelques portes faiblement cachées vous permettront de mettre la main de temps en temps sur des bonus, santé et vies notamment. Les ennemis, même si nombreux, ne sont absolument pas dangereux : petits pour la plupart, faciles à éviter, ils possèdent des réactions on-ne-peut-plus prévisibles, et surtout l’IA d’une gomme. Mais pas une Maped rose et bleue, déjà un peu trop évoluée.

 

Aspirer, cracher, aspirer, cracher… constitueront vos actions-clés pour traverser Dream Land. Tous les niveaux sont basés sur le même schéma : une séquence de plate-forme, un mini-boss de mi-niveau, une nouvelle séquence de plate-forme et enfin le boss. Seul le dernier niveau, celui du roi Dadidou, vous obligera à vous retaper les 4 boss précédents pour accéder au boss final, seule partie pouvant vous donner un minimum de fil à retordre.

 

Une finition signée Nintendo

Alors quel est l’intérêt de Kirby’s Dream Land si c’est un jeu court, répétitif et trop facile ? Car, comme nombre de jeux Nintendo, la finition est travaillée, soignée et riche au possible.

 

Bien qu’en noir et blanc, l’univers de Dream Land est féérique et permet facilement d’imaginer les couleurs qui le composent. Les ennemis sont nombreux et variés, et demandent à s’y frotter une première fois pour en connaître les capacités (aspirable ou non, statique…). De nouveaux ennemis apparaissent à chaque nouveau niveau, et permettent de casser la monotonie.

 

Le niveau 3 de la plage dans Kirby Dream Land sur Gameboy

La plage est un super niveau, avec une musique vraiment top…

Les niveaux sont eux-même terriblement variés : on passe de la forêt à un château, puis d’une plage à un ciel nuageux… Soulignons également la qualité de la Bande son, avec des musiques très propres pour la puissance de la Game Boy, qui rythment parfaitement l’évolution à travers Dream Land et collent bien à l’ambiance de chaque niveau.

 

Enfin, admettons que le gameplay est également bien ficelé : Kirby répond instantanément aux commandes, ce qui permet d’obtenir un jeu rapide et dynamique, surtout avec les ennemis qui abondent. Grâce à certains items, Kirby verra ses pouvoirs renforcés pour un temps : le micro qui détruira tous les ennemis présents sur l’écran, le “plat chaud” qui fera cracher des boules de feu sans cesse, ou le citron qui donnera au petit bonhomme le pouvoir de voler et cracher de l’air sans risquer de tomber…

 

Tout ce bonheur est condensé dans un jeu d’à-tout-casser 20min… Chaque niveau vous prendra environ 3-4 minutes, selon votre concentration et votre maîtrise du jeu. Mais la qualité du jeu permet de ne pas rester sur votre faim. Si vous êtes satisfaits, rangez-le et gardez-le précieusement. Sinon, recommencez le soft en boucle. Et si vous ne l’avez pas… achetez-le d’urgence, Kirby’s Dream Land se doit d’être dans la ludothèque de tout bon retro-gamer qui se respecte !

 

Informations techniques

Développeur : HAL Laboratory
E
diteur : Nintendo
Date de sortie : Novembre 1992
Nombre de joueurs : 1 joueur
Style de jeu : Plate-forme
Durée de vie : Environ 20 minutes !
Cote au 15/02/2013 : 8€ en loose, 15€ en complet (selon état)

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Auteur: Mathieu

Gamer depuis mon enfance, j'ai pu voir passer de nombreuses consoles et surtout, tellement de jeux ! Les heures que j'ai pu gâcher sur les manettes ne l'étaient finalement peut-être pas : elles ont permis de me créer des souvenirs, des sensations et une belle ludothèque de jeux considérés aujourd'hui comme rétro, mais qui gardent toujours une formidable qualité et offrent de géniales expériences que je vous propose de partager avec ce blog !

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4 commentaires sur cet article

 
  1. Une rétrospective intéressante et pleine de souvenirs du petit Kirby , merci beaucoup .Tout cela me ramène en enfance ^^.

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  2. He ben, ça rappelle des bons souvenirs, le bon vieux temps des game boy. Merci pour la petite histoire sur la petite boule.

    Répondre
  3. Mon deuxième jeu sur GBC (après Pokémon, la base) Ça serait cool si ils développaient une version smartphones de ce jeu (parce que les émulateurs ne sont pas toujours pratiques et surtout pas adaptés aux grands écrans).

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  4. Un de mes premiers souvenirs de GB ! Simple, mignon, avec de bonnes textures (et un très bon passage couleur sur la GBC), on ne pouvait mieux faire un premier épisode ! Et la franchise se débrouille très bien sur console portable : les épisodes DS ont été très bons

    Répondre

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