Pikmin

Pikmin – Gamecube

Si il y a bien quelque chose qu’on ne peut pas reprocher à Nintendo, c’est d’être régulièrement inventif dans ses concepts. La/Le/Li/Lo/Lu Gamecube a d’ailleurs été un vrai terrain de jeu à ce niveau, en proposant plusieurs titres qui ont pu diviser, mais qui ont au moins le mérite d’être originaux. C’est également le cas ici avec Pikmin, qui nous envoie dans le monde des mini-pousses.

SOS d’un Olimar en détresse

Le jeu commence alors que le capitaine Olimar se ballade tranquillement dans l’espace. Un astéroïde sauvage apparait alors, percute le vaisseau du capitaine, l’obligeant à s’écraser sur une planète proche, non sans avoir perdu une grande partie des pièces de son vaisseau.

Comme nous le dicte la loi de l’emmerdement maximum, un malheur n’arrive jamais seul, et le pauvre Olimar découvre rapidement que l’atmosphère de la planète est toxique pour lui, et il ne dispose que de 30 jours de réserve d’oxygène, pour retrouver les 30 pièces éparpillées de son vaisseau.

Allant de surprise en surprise, il découvre alors une espèce mi-animal, mi-plante verte, qu’il va baptiser Pikmin.
Ce sera avec l’aide de ses Pikmin qu’il pourra explorer la planète avant de retrouver ses pièces, tout en se débarrassant des divers ennemis bloquant son chemin.

J’ai des petits problèmes dans ma plantation…

Dans Pikmin, vous allez contrôler Olimar dans un environnement en 3D. Votre but sera d’explorer différents lieux afin de retrouver vos pièces de vaisseaux. Au bout d’un certain nombre de pièces trouvées, vous débloquerez des nouvelles zones à explorer.

Les nutriments permettent de créer de nouveaux Pikmin.

Le problème, c’est qu’Olimar n’est pas vraiment un combattant, et n’a pas grand chose à sa disposition pour éliminer les ennemis sur son chemin. Heureusement, au début du jeu, le capitaine remarquera une petite plante qu’il va déterrer, découvrant une sorte de bestiole humanoïde, qu’il va baptiser Pikmin. Les Pikmin ont la particularité d’être une ressource remplaçable et réplicable à volonté : en apportant les éléments nécessaires à « l’oignon » des Pikmin, plusieurs graines seront éjectées et récoltables par la suite. Vous aurez alors à votre disposition jusqu’à 100 Pikmin en même temps, obligatoire pour pouvoir avancer dans le jeu.

L’utilité des Pikmin est multiple : ils vous serviront tout d’abord à éliminer les nombreux ennemis rencontrés. La planète regorge de monstre divers qu’il faudra aborder différemment, et si les premiers sont relativement simples à tuer, au fur et à mesure, le nombre ne suffira pas forcément à prendre l’avantage, et il vous faudra ruser.

Ils vous permettront également de pousser de lourds objets ou frapper des grilles, afin de débloquer de nouveaux chemins et explorer plus profondément votre lieu d’atterrissage.

Sans Pikmin, pas moyen de terrasser la faune locale !

Enfin, et c’est presque le plus logique, ils vous aideront à ramener les pièces éparpillées de votre vaisseau. Attention cependant, car les Pikmin occupés à trimballer vos ordures seront à la merci des monstres sur le chemin, veillez donc à bien faire le ménage avant.

Ces Pikmin n’ont pratiquement aucune intelligence, mais vous pourrez leur donner des ordres basiques, grâce au sifflet d’Olimar.  Il vous sera possible d’appeler les Pikmin pour qu’ils vous suivent bien gentiment, même si cela peut les conduire à leur perte, en fonçant par exemple dans une étendue d’eau alors qu’ils ne savent pas nager. Un autre bouton vous permet de « ranger » vos Pikmin. Ils cesseront alors de vous suivre, et se rangeront en différentes catégories, selon leur couleur ; j’y reviens juste après. Enfin, il vous sera possible de lancer vos Pikmin, afin de leur faire attendre des lieux inaccessibles par Olimar. Ils pourront alors récupérer des pièces en hauteur, ou ouvrir un nouvel itinéraire.

Sachez enfin que l’exploration d’une zone est limitée en temps : à la nuit tombée, la planète devient trop dangereuse et Olimar ira donc se stationner en double file dans l’espace, accompagnée des Pikmin retournés à leur oignon. Les autres restés sur la planète se feront croquer, et les ennemis seront réapparus lors de la nouvelle exploration de la zone. De manière globale, d’ailleurs, il est conseiller de ne pas trop s’attacher à ces petites bestioles, qui ont la fâcheuse tendance à mourir rapidement, et il serait malin de se constituer une petite réserve de Pikmin en stock, en cas d’hécatombe.

Pas de racisme chez les Pikmin

3 types de Pikmin pourront être découvert dans le jeu.

J’ai évoqué un peu plus tôt les couleurs des Pikmin, abordons donc ce sujet. En effet, si au début il n’existe que les Pikmin rouge, ils seront à terme disponible en 3 couleurs : rouge, donc, ainsi que jaune et bleu. Et n’en déplaise à Marine Le Pen, toutes les couleurs vont avoir leur importance et leur utilité dans le jeu.

Les Pikmin rouge seront immunisés aux flammes en tout genre, ce qui va s’avérer utile notamment dans certains niveaux plus avancés. Les Pikmin jaunes avec leurs grandes oreilles seront plus léger, et pourront donc être lancé plus haut qu’un Pikmin normal. Enfin, les Pikmin bleus sont équipés de branchies, et pourront donc vous suivre lorsque vous traversez des étendues d’eau.

Dans l’espace, personne n’entendra les Pikmin se faire croquer.

Terminons rapidement sur la musique, qui nous met dans une ambiance tantôt tribale, tantôt champêtre. La musique se fait discrète mais accompagne très bien les sessions de jeu. Il s’agit de compositions signé Hajime Wakai, dont les principales compositions seront justement sur les jeux Pikmin, même si on peut retrouver certaines de ses compositions et arrangements dans Star Fox 64 ou The Legend of Zelda : Wind Waker.

Fun et coloré, Pikmin se destine aux gamers de tous âges.

Au final, ce jeu Pikmin est une franche réussite. Les plus grandes qualités du jeu ne se situent clairement pas dans sa difficulté ou sa durée de vie, mais bien dans l’originalité du gameplay. On prend un vrai plaisir à organiser son équipe afin d’explorer les différentes zones et chercher toutes les pièces du vaisseau. Le jeu arrive régulièrement à se renouveler, et la fin arrive presque trop vite.

Petit bémol, cependant : se trimballer une armée de bestioles semble forcer le respect, mais c’est tout l’inverse. Votre horde sera plus lente à se déplacer, et certains monstres prennent un malin plaisir à écraser ces bestioles, obligeant le joueur à se déplacer en de petite groupes plus efficaces. Cet aspect mis à part, le jeu se joue très correctement, et est accessible à toute la famille, je ne peux que vous recommander de vous y essayer.

Notre Let’s Play de Pikmin

Informations techniques

Développeur : Nintendo EAD
Éditeur : Nintendo
Date de sortie : 2001
Nombre de joueurs : 1 joueur
Style de jeu : Stratégie en temps réelle
Durée de vie : Environ 9 h
Cote au 16/07/2021 : Environ 10€ en complet (bon état)

Related posts

Metal Gear Solid: The Twin Snakes

Nights Into Dreams

WarioWare, Inc.

Ce blog utilise des cookies, parce que c'est vachement bon ! Si tu n'aimes pas, tu n'es pas forcé d'accepter... Mentions légales