Zombie Night Terror

A l’heure où les réseaux sociaux ne parlent que d’Hamal Gam, de guerre et de crise économique, un peu de finesse et d’amour pour les autres ne fera pas de mal. Parce que Zombie Night Terror raconte  avant tout l’amour de son prochain, le contact entre les gens. Putréfiés.

Encore un autre jeu de zombie ? Un nom générique ? Un reskin ?

début du jeu de gestion zombie night terror

Non mais avec un nom pareil tu te doutais pas que ça finirait mal ?

Zombie Night Terror (ZNT pour les intimes ou les feignants), pour aller vite, très vite, c’est un Lemmings. Un jeu de réflexion. J’en entends déjà hurler de désespoir morbide. Rassurez-vous, la réflexion ne pousse pas trop loin : on reste dans des thèmes variés comme TUER TUER TUER TOUS LES HUMAINS, faire traverser une zone, rester en « vie » (cette putain de mission du stade !!!)… Car oui, dans ZNT, on est du côté des puants pas beaux.

Le jeu nous entraîne dans la fièvre des 70’s. Out le disco, in le LSD, une nouvelle drogue fait son apparition. Issue du cerveau d’un savant fou, elle a le fâcheux effet secondaire de faire fondre celui des consommateurs. Et de leur donner faim. ZNT commence son premier niveau devant un cinéma, où quelques camés essaient ce nouveau produit : vous avez même le choix d’infecter les personnes de votre choix. Ceci fait, la révolution zombie est en marche. C’est sur cette base que vous êtes lancés dans l’univers de Zombie Night Terror.

Réfléchir, muter et agir

Comme énoncé précédemment, Zombie Night Terror est un jeu de réflexion. Autant dire que si vous n’aimez pas réfléchir un minimum, retournez voir du côté de Left for Dead ou Killing Floor. Très progressif dans ses premiers niveaux, le jeu vous laisse le temps de bien prendre en main nos chers zombies. Ils ne sont vraiment pas malins, et attendent toutes vos instructions en marchant tout droit, ne s’arrêtant que pour agresser leurs victimes au passage. Les choses se compliquent rapidement, ces saletés d’humains utilisant de savants artifices comme la batte de base-ball, des armes à feu, voire même des cocktails molotovs.

ronald mac donald dans zombie night terror

Une fin de niveau typique où vous irez chercher le défi optionnel. PUTAIN DE RONALD !

Seul le nombre de vos zombies, des détours, ou des actions spécifiques pourront vous permettre de prêcher la bonne parole de Zombie Jésus. Il faudra prendre vos zombies par la main pour casser (ou non) une porte, un interrupteur, monter ou descendre un escalier… A ces actions de base se rajoutent les mutations

Côté mutations, on est plutôt gâtés. Vous pouvez soit faire muter vos zombies définitivement en tant qu’overlord, crawler ou tank, ou leur donner une action spécifique type boost. L’overlord peut même recevoir des boosts pour effectuer des actions plus spectaculaires encore. Sans boost, l’overlord force simplement la marche à suivre (tournez à gauche, à droite, etc…). Avec un boost, il peut par exemple envoyer valser vos zombies d’un immeuble à l’autre (et c’est plutôt rigolo !). Les mélanges ont du bon…

Le crawler s’offrira plutôt des excursions sur les murs et marche plus vite. En se faufilant dans les conduits d’aération, il est essentiel pour résoudre une bonne partie des puzzles. Le tank, quant à lui, porte bien son nom : il résiste à beaucoup de dégâts et fait des dégâts colossaux.

Un rapide mot sur les mutations temporaires. Elles sont au nombre de 4 : l’explosion, la course, le cri, et le saut. Suffisamment explicite pour que l’on ait pas à développer. Toutes ces capacités utilisent votre barre d’ADN. Barre d’ADN qui peut être rechargée en immolant l’un de vos protégés. L’amour zombie est vache.

Question difficulté, si les premiers tableaux sont largement prenables, le jeu devient rapidement plus difficile et demandera adresse et réflexion (cette putain de mission du stade…). Rajoutez à ça les défis pour les plus motivés et vous obtenez un bon casse tête pour une quinzaine d’heures.

Zombie Night Terror côté technique

Côté bande son, j’ai trouvé qu’on était dans ce qu’on peut appeler une musique générique de zombie. Un peu creepy, pas du tout envahissante. Un bon point. Les effets sont rigolos et poisseux à entendre. Mais ce qui m’a tué c’est les voix des personnages façon The Sims. En plus d’économiser un doublage, c’est jubilatoire de les entendre. Sans parler des dialogues qui sont en général assez potaches (un type sur un chiotte, un clochard bourré, et le summum, le dialogue d’un videur et d’un zombie…). Le fait que l’histoire soit racontée par les flashs spéciaux, dans les TV que vous pourrez trouver au fur et à mesure est une bonne idée ! Je n’ai pas encore fini le jeu mais j’aurais bien aimé plus de dialogues encore plus débiles, voire entre les zombies eux mêmes (c’est mon côté bon public, j’assume).

zombie sautant entre deux toits dans zombie night terror

Admirez le style de flying beeeuarhg et sa technique très personnelle du saut en longueur.

Les graphismes, s’ils ne sont pas dignes de productions AAA, offrent une bonne lisibilité de l’action. C’est plus le niveau de zoom dans certains niveaux qui pose problème. Sans réclamer votre attention à 8 endroits différents façon Starcraft en Corée, certains tableaux demanderont un minimum de gestion simultanée (heureusement, vous pourrez mettre pause à tout moment pour donner des ordres, faire muter ou réfléchir). Le choix du jeu en niveaux de gris n’est franchement pas idiot, les éléments d’intérêt tranchant avec les zombies et le décor (mutations en vert, électricité en bleu, sang en rouge…). Les personnages sont facilement identifiables (la bimbo, le videur, le flic…) et ressemblent tous à des canadiens de South Park (la tête fendue en deux oblige !).

Pour faire court, Zombie Night Terror est un bon petit jeu qu’on pourra avoir le plaisir de faire et refaire pour peu qu’on aime le genre. Il ne souffre pas trop de répétitivité : les puzzles à résoudre sont suffisamment variés. Recommencer les tableaux suite à une défaite précipitée est la seule frustration à laquelle vous attendre. Pour 13€, à moins de ne pas déjà posséder Duck Game, on aurait vraiment tort de se priver.

Informations techniques

Editeur : Gambitious Digital Entertainment
Développeur : Noclip
Date de sortie : 20 juillet 2016
Nombre de joueurs : 1
Style de jeu : Gestion /réflexion

Durée du vie : Une bonne douzaine d’heures, plus pour les défis.
Prix au 20/08/2016 : 12.99€ sur Steam.

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Auteur: Antoine

Gros geek dans l'âme, j'essaie un peu de réduire ma dose. Heureusement, c'est les vieilles soupes qui sont les meilleures, et j'ai vécu mes meilleures heures entre la 64 et la fin de vie de la Gamecube. Aujourd'hui j'ai migré sur PC, mais l'âme des jeux de l'époque m'a tourné vers le rétro, et c'est avec plaisir que je branche encore mes vieux coucous sur ma TV !

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