Michael Jackson’s Moonwalker (Arcade)

borne d'arcade sega system 18 avec le jeu michael jackson moonwalker

Michael Jackson’s Moonwalker – Sega System 18

Voilà longtemps que je m’étais dis que j’allais causer un peu de ce jeu, car si nous connaissons tous (je parle des plus de 30 ans au moins, ne déconnons pas) l’adaptation de Michael Jackson’s MOONWALKER sortie en 1990 sur Megadrive et l’ensemble des consoles SEGA, et pour certains les version CPC, Amiga et C64 l’année d’avant, c’est une toute autre version du jeu que je vous propose de découvrir entièrement ou de redécouvrir pour d’autres.

En effet, l’adaptation arcade sur SEGA System 18 JAMMA de Moonwalker en 1990 se présente sous forme d’un beat’em up en vue 3D isométrique et est complètement, mais alors vraiment COMPLÈTEMENT aux antipodes de ce qui avait été réalisé sur Megadrive sous forme de jeu d’action / plateformes 2D, et vu que j’aime les focus sur les vieilleries injustement bâclées dans les esprits collectifs :  douches de lumière sur ce MJ, celui là et aucun autre.

Moonwalker, c’est au départ un film (ou un très très long clip), un peu strange dans le mainstream, sorti en 1988 avec un scénar’ hyper décousu : Mister Big (qui a écopé d’un blaze très original) a kidnappé des enfants et Michael “moonwalke” à leur secours pour déjouer les plans de Big. Voila, c’est tout.
J’ai mis du temps à pondre un article, c’est vrai, mais  j’ai trop d’idées. Il y a trop de matière, trop de concepts en tête.  Cet article nous permettra d’ailleurs de commencer gentiment par un enchainement de 3 petits articles relatifs a cette catégorie de jeux que sont les Shoots et Run and Gun à scrolling verticaux. Un genre que j’affectionne tout particulièrement.

cinematique d'ouverture du jeu video moonwalker arcade sur borne sega systeme 18

On est en pleine époque bénie de Dangerous

Il est vrai qu’on pourrait très bien ne pas classifier cette version arcade dans la rubrique des Run and Gun  à scrolling vertical, ni même totalement des beat’em up, car au vu du scénario, Moonwalker est a mi-chemin entre le Shmup et le Beat’em up, et qu’il est en 3D ISO multidirectionnelle très précisément.

Mais je me permets un petit écart en pensant fortement qu’il a sa place dans l’analyse de ce mini dossier et je vais tenter de vous en donner les raisons.

Just another part of the Game

Moonwalker, au commencement, c’est une affaire vidéoludique adaptée également par Emerald Software en 1989 sur Amstrad CPC, que j’avais stocké parmi mes 200 jeux et auquel je ne jouais jamais tant cette chose était laide. Puis je connaissais pas trop MJ aussi, donc m’acharner des heures sur un jeu qui dirigeait un chanteur que je connaissais que très peu dans un labyrinthe géant ou il y a 3 vilains toutes les 22 minutes, et où ce chanteur vu de haut ressemblait plus a un Barcode pour smartphone Android qu’à un bipède qui court, ça ne m’a pas laissé un souvenir précis et  impérissable. Jeu adapté bien entendu sur tout les micro-ordis de l’époque tel que Commodore 64 et 128, Spectrum, Atari ST ainsi que sur Amiga dont la version était par contre beaucoup plus soignée graphiquement.

michael jackson moonwalker sur amstrad cpc

La première version Amstrad CPC en 1989

En 1991, la machine 16 bits de SEGA s’en tirait pas trop mal avec ce p’tit Action/plateforme sympa à la bande son plutôt fidèle et réussie, c’est vrai, mais au gameplay très moyen, des décors assez pauvres, une mise en couleur exécutée par des concepteurs fatigués, une rigidité des sprites a peine acceptable (quand on sait que MJ, bah, c’est la souplesse un peu) et l’ennui s’installait très vite laissant place a une envie de téléphoner a un pote pour un versus de 50 parties consécutives sur Street Fighter 2. Sympa, oui, mais qui n’en fait pas selon moi un hit de la Megadrive même si il est lié a en sauce Shinobi et Robocop, mais avec une saveur largement moins parfumée et beaucoup trop cuite. En revanche,  le jeu PAL en loose ou en complet reste assez abordable niveau prix.

michael jackson moonwalker sur megadrive

Moonwalker sur Megadrive : un mode uniquement 1 joueur

En tout les cas, ce qui est certain, c’est que cette version a mal vieilli dans l’espace abondant du jeu retro. Qu’on soit fan a vie de Michael… ou pas.

En revanche, a l’époque, j’avais découvert le jeu sur borne lors d’un jour très pluvieux dans une immense arcade room du littoral, plus bruyante que le Marché de La Batte de Liège, et ce, virgule, bien avant de l’avoir acheté pour ma  Megadrive. Je savais pertinemment que ce jeu n’allait pas pour autant me faire oublier l’univers atypique et  testostéroné d’un Altered Beast.

Bref, C’était les années “Dangerous Tour” tout de même. Je vivais avec une mère ULTRA fan de Michael Jackson depuis ses débuts. Elle avait même dans sa chambre un PLV grandeur nature de MJ (qui vaut sans doute beaucoup aujourd’hui d’ailleurs) et dont la silhouette me faisait sursauter plusieurs fois le soir. Désireuse d’un Werchter 1992, j’avais accepté de l’accompagner suffoquant dans la foule de près de 60.000 fans, uniquement pour voir Kriss Kross prévu en avant première a 150 mètres de la scène (si si!)
Après cette expérience assez dingue pour un ado de 15 ans, impossible de ne pas prêter un supplément d’intérêt au jeu de Michael dans sa globalité.

Vous savez tout.

borne d'arcade moonwalker sega system 18 jammo

Cette magnifique borne US de SEGA en mode 3 Players !

Étant également un grand collectionneur de magazines de jeux vidéo d’époque, j’avais vu passé le test complet  sur plusieurs pages de Moowalker sur Megadrive. Plutôt bien accueilli d’ailleurs. Un brin surestimé selon moi. Épluché chirurgicalement page par page, je constatais de suite que cette version n’était absolument pas la même que celle ou j’ai flingué les francs  dans la borne… Déception.

Grosse déception, mais bon, il me le fallait tout de même, comme si j’osais espérer que les testeurs des éditions aurait pu nous tendre un piège, une supercherie quelconque, une blague ou que sais-je.

Avant de l’avoir, je m’étais déjà dis 19 fois ”mais pourquoi ?”, ”pourquoi ??”, ”pourquoi ???”… (19 fois).
La Megadrive avait pourtant TOUTES les capacités pour en faire un Moonwalker quasi conforme a la version arcade sans aucuns problèmes! Tout du moins dans le genre et le choix d’adaptation 3D iso.
SEGA aurait pu nous refaire un Street Of Rage 2 à la sauce multidirectionnelle avec MJ comme protagoniste, p’tain c’était vraiment pas dur. Cela aurait fait de lui un must top 10 incontestable de la console pour tous, à l’aube des 90’s et toujours a l’heure ou j’écris.
Bon, vous l’avez compris, le MJ arcade ne sera jamais adapté sur aucunes des consoles de chez SEGA.
Et ils ont bien déconné.

Le déroulement de Moonwalker

scene introduction bd comics moonwalker arcade sega system

La scène d’intro et son style “Comics” original

Après un petit opening un peu court et pauvret illustrant l’arrivée du jeu de  jambes de Michael Jackson aux chaussettes blanches taille 52 retroussées sous les spotlight, une brève cinématique du cosmos, une illu du King of Pop, admettons-le, moyennement maitrisée aux allures d’un Matt Pokora version métisse, et une petite anim’ sympa et très colorées sous forme de planche de BD illustrant ce qui nous attend à chaque stage, vous pouvez dès a présent brancher une manette, ou deux manettes, ou même… trois manettes!
Oui, ce Moonwalker ci, LUI, offre la possibilité de  jouer jusqu’à 3 players on screen.
Et ça, c’est très beau. Appuyons sur “START” de suite.

Avant tout, le jeu s’étale sur 5 stages. Tous les stages sont composés de 3 niveaux différents nommés “rounds”, assez courts mais très intenses, la difficulté (parfois énervante) est poussive (taper d’abondants crédits au préalable reste une judicieuse option de looser, mais c’est ce qu’il faut faire, je vous assure).

Dès le premier stage (la Caverne) en progression gauche 3D isométrique, on ne peut qu’être directement séduit par le caractère des sprites et sur lesquels l’adaptation Megadrive ne rivalise évidemment pas.
Mr Big fait d’entrée de jeu son apparition dès les première secondes, lévitant au-dessus de nous avec son engin a propulsion, plus bruyant qu’un chargement d’une cassette de jeu  CPC de 1984, et en poussant des rires ridicules de vieille hyène femelle malade sur toile de fond, l’instrumental de ”BAD”. Une seule attaque pour commencer :  une espèce de laser disparate, une sorte de décharge électrique courte, sortant de sa paume de main façon Raiden de Mortal Kombat.

arene de combat dans entrepot moonwalker arcade 1990

Le nombre d’ennemis peut rapidement devenir étouffant, même pour Michael !

Il est possible, en maintenant son doigt sur la touche d’attaque, de concentrer la puissance de cette même attaque et de la propulser plus loin et plus fort (un peu comme le vaisseau qu’on pilote dans “R-Type” par exemple). Autant vous dire qu’il faut assez bien maitriser le jeu d’esquive des tirs adverses si on veux avoir un peu de temps de préparer une attaque chargée.
À de nombreuses reprises, on a clairement pas le temps parce que ça flingue sans cesse, et en masse.

Sur la version Megadrive, l’attaque de base était simplement le lancé de chapeau-boomerang (et le coup de pied si ma mémoire est bonne). Cela aurait été pas mal de retrouver cette attaque à plus longue portée en arcade d’ailleurs. Ça aurait allégé probablement la difficulté et la maniabilité tout en conservant le nombres d’ennemis a l’écran.

Dans Moonwalker, on est pris à parti par une horde de gangster lunettés aux costumes trop cintrés et typés Dan Aykroyd et John Belushi, par des pseudos cyborg capuchés dans des grenouillères XL, des robots aux apparences de vaisseaux spatiaux qui nous balancent des scies circulaires sortant de leur cuirasses d’acier, des engins propulsés qui balancent des missiles, des chiens fous drogués pour tuer, etc… Une belle bande de joyeux drilles.
Déjà, on croise quelques gosses ligotés ci et là, criant “HELP” dans leur coin attendent qu’on les libère. Certains sont calfeutrés et prisonniers dernière des tranchées qu’il faut détruire. Ces derniers nous offrent soit des items de santé (on s’en fout, on a des crédits), soit un item très intéressant ici, et qui souligne un des aspects jouissif du jeu : le SMART DANCE !

attaque speciale smart dance moonwalker sega system

L’attaque Smart Dance est particulièrement efficace !

Cet item est vraiment un des points forts et se présente comme particulièrement réussi : il est considéré comme un “coup spécial” (touche B) et consiste a exécuter sous des douches de spotlight une chorégraphie de quelques secondes en compagnie de TOUS les ennemis visibles a l’écran (même les véhicules dansent, c’est génial !), et les désintégrer à l’aide d’une onde de choc ou avec son lancé de chapeau-Boomerang !
Cette attaque est évidemment imparable, seul les ennemis les plus récalcitrants perdront beaucoup de santé sans être totalement désintégrés. Magnifiquement réalisé… mais avouons que c’est surtout la découverte qui est bluffante, après trois fois on s’en lasse.

Très vite dans le jeu, Bubbles (son singe) apparait, gesticulant dans tout les sens. Lui, il nous file un 3e item tout aussi appréciable, quoique difficile à maitriser et beaucoup trop éphémère à mon goût. En effet, le chimpanzé vous offre un item qui vous transforme en un énorme robot d’acier MJ qui tire un binôme de laser! L’effet de zoom en 3D assez bien fichu. Vous voila transformé en MJ de bronze.

Une fois transformé, si on concentre le tir (touche appuyée quelques secondes), des missiles a têtes chercheuses seront lancés. Bon, MJ double de taille a l’écran, c’est cool, c’est puissant, impressionnant, mais par contre, faut viser juste. Et c’est pas toujours gagné.

transformation robot michael jackson moonwalker arcade

L’impressionante transformation de Michael en son double robotique !

En effet, la 3D isométrique nous oblige d’une manière générale, et ce, même a l’état humain de Michael, à bien se positionner afin de dégommer avec précision. Car la précision est ici un maître-mot. La jouabilité au sujet des offensives de Michael est le seul petit bémol que j’attribue a ce joli jeu d’arcade.

D’avantage de directions de tir aurait été un plus non négligeable dans le confort-gameplay. On pardonne. Certains trouveront ce détail énervant , les autres, un challenge finalement agréable. En fait, on est constamment obligé d’être très mobile durant les stages. Les temps morts ne sont pas de la partie. Jamais.

Au niveaux des ambiances graphiques relatives aux stages, les univers, sont variés : salle de snooker, cimetière, caverne, ruelles sombres et malfamées au néons qui clignotent pour terminer une ascension folle vers la forteresse ou se niche Mr Big.

combat boss final mister big moonwalker arcade

Les “Jackson Three” VS Mister Big !

Tous les stages se concluent évidemment par un boss de fin (généralement des lourdes machines étranges et hybrides,  et autres robots gigantesques qui gesticules dans tout les sens).
Les boss de fin, c’est du hard, faut s’accrocher (surtout si on ne dispose pas d’un Smart Dance sous le coude pour espérer ne pas épuiser du crédit comme un hyper-novice).

Pour le passage dans le cimetière, pas de thriller en toile de fond. Était-ce trop évident? Possible.
Coté musiques, les instrumentaux de  Smooth Criminal, Thriller, Bad, Beat It et Another Part of Me orchestrent le jeu et se fondent parfaitement aux ambiances des stages.

MJ au rapport

Que ce jeu est plaisant.

Une parfaite réussite qui combine a la fois richesse graphique et bande son délicieusement crédible, bien sûr fidèle a l’ambiance.
Musiques soignées donc, sprites détaillés, mise en couleur intelligente, durée de vie courte mais d’une extrême difficulté, des ennemis très variés et  une fluidité d’animation plus que satisfaisante.
Bien qu’on aurait pu espérer un tout petit peu plus de souplesse dans certains déplacements, cette version arcade de MJ est un pied de nez provocateur aux cartouches de consoles SEGA que nous avons connu dans nos salons.

Un petit beat’em up ambitieux, comme on en faisait beaucoup en Arcade a cette période; sauf que lui, il est passé très vite inaperçu.
En espérant avoir donné envie a certains d’entre vous de le (re)découvrir, mon last word serait que ce Moonwalker est juste “Whoohoow !” !
Si vous possédez une borne arcade, je pense que vous avez oublié votre cartouche Megadrive, et si vous êtes sur de l’émulation et que vous n’avez pas encore déniché cette surprise, pensez à sauter sur l’occaz de plugger 3 pads a l’écran, le délire est assurément garanti !

Michael vous souhaite une bien belle nuit !

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Informations techniques

Éditeur : Sega
Développeur : Keypunch Software
Date de sortie : 1990
Nombre de joueurs : 1 à 3 joueurs
Style de jeu : Beat’em all / shoot’em up
Durée de vie : environ 2h
Côte au 09/02/16 : Quasiment introuvable !

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Auteur: Hofusk

L’Amstrad CPC 464. C’est lui l’unique responsable de mon addiction. Je l’ai consommé rudement, de 1986 jusque 1992 environ.
Puis il y eu la phase obsessionnelle, il m’en fallait toujours plus. Quelques années plus tard, Je me suis mis à suivre une thérapie avec de la Super NES, de la Megadrive, de la PS1 et de la Lynx d’Atari. Je collectionnais tous les grands magazines sur le sujet, mais les effets secondaires étaient bien plus redoutables encore! J’avais l’impression d’être une bille dans la Galaxie d’Orion. C’était juste beau.
Bonjour, j’ai 40 ans, et il parait que je m’appelle Hofusk.

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