Castlevania : Rondo of Blood

Boite du jeu Castlevania Rondo of Blood sur PC EngineCastlevania : Rondo of Blood – PC Engine

Parmi les opus les plus obscurs de la série Castlevania, Rondo of Blood arrive probablement en tête. La raison : son exclusivité d’exploitation envers la PC Engine, console quasiment absente d’Europe.  Pourtant, Rondo of Blood a été désigné comme étant un des meilleurs épisodes de Castlevania; il est surtout le prédécesseur de l’excellent Symphony of the Night sur Playstation


 

Un des épisodes de Castlevania les plus méconnus

La console PC Engine de NEC et sa manette

La PC Engine, une machine bien méconnue en Europe…

Bien que vous soyez un grand adepte, en bon retro-gamer, des séries de jeux en 2D tels que Mario, Métroïd ou Castlevania, il est possible que vous n’ayez jamais entendu parler de Rondo of Blood. Normal je dirai presque, puisque cet opus n’est sorti qu’exclusivement sur PC Engine, la console de Nec, que seuls les Japonais et quelques Américains ont eu la chance de manier. Difficile, en 1993, de se fournir cette console et ce jeu si l’on habite dans la vieille Europe.

 

Aujourd’hui, avec les moyens de transports mondiaux et surtout l’engouement pour le retro-gaming, il devient possible pour nous, pauvres Européens, de jouer à ce jeu. Mais surtout, console virtuelle Wii et Playstation PSP ont vu le jeu aménagé pour le public européen, soit en téléchargement, soit en réédition.

 

“Mais je ne veux pas jouer à un reboot moi, je veux de l’original !”. Vous en aurez tout de même mes amis. La version remasterisée de Rondo of Blood sur PSP, nommée Dracula X Chronicles (en référence à Dracula X, nom américain de Vampire’s Kiss, un autre “remake” de Rondo of Blood sur Super Nes) permet également de débloquer le jeu original. Et ça, ça vaut son pesant en cacahuètes litres de sang.

 

Les derniers Castlevania en niveaux et en 2D

Depuis son apparition sur Nes avec le premier Castlevania (considéré comme un des jeux les plus durs de tous les temps…), le jeu propose des graphismes en 2D, avec une progression par niveaux. On découvre donc l’univers gothique et épique de Castlevania en 1986 (au Japon), à travers la peau de Simon Belmont, qui ira botter les fesses mortes-vivantes de Dracula après avoir écumé 6 niveaux.

 

Évidemment, avec le temps, le nombre de niveaux disponibles dans chaque opus s’est largement étendu. Rondo of Blood n’échappe pas à la règle, puisqu’il est possible de rencontrer Dracula après avoir traversé 8 niveaux; néanmoins, le jeu offre un total de 12 niveaux jouables.

 

Le Minotaure Zombie dans le jeu Castlevania Rondo of Blood

L’accès à la première zone du jeu se faire au cours de la poursuite du Minotaure-Zombie

Si les niveaux 1, 2, 6, 7 et 8 sont inévitables, il est possible de trouver des chemins différents, et donc des niveaux parallèles, au cours de votre évolution. Pour cela, il est nécessaire de trouver une sortie annexe et vaincre un boss différent. L’évolution dans Rondo of Blood est donc tout sauf linéaire, puisque les possibilités sont nombreuses.

 

Ne vous leurrez pas, les niveaux “bonus” ne sont pas plus faciles que ceux du chemin basique, c’est même le contraire ! Il vous faudra de la patience, du doigté et surtout beaucoup de sang-froid pour vaincre les nombreux pièges situés sur votre route…

 

Jamais manier un fouet n’a été aussi dur

Alors il est vrai que les retro-gamers placent souvent le premier Castlevania en tête des jeux les plus difficiles de toute l’histoire du Jeu Vidéo. Bien que plus simple que cet enfer sur console, Rondo of Blood se montre tout de même bien hargneux dans son genre.

 

La difficulté élevée du soft provient d’abord de son gameplay rêche : Richter Belmont ne peut envoyer son fouet claquer qu’uniquement devant lui, et ça, ça demande beaucoup de minutie. Difficile alors de se défaire des hordes de goules qui vous attaquent par devant comme pas derrière, et de gérer en sus quelques ennemis volants, à la courbe de vol totalement aléatoire.

 

L'attaque spéciale de la croix dans le jeu Rondo of Blood

L’attaque spéciale de la croix est aussi puissante qu’étendue

Heureusement, comme dans tous les jeux de la série Castlevania, plusieurs objets secondaires sont disponibles, en échange de quelques petits cœurs ramassés au cours de votre pérégrination dans le château. Couteaux de jet, haches, croix-boomerang ou encore eau bénite vous seront utiles pour atteindre quelques ennemis biens logés dans une niche douillette. En puisant dans vos réserves de cœurs, il vous sera également possible de lancer une attaque dévastatrice avec un nombre important d’armes secondaires, histoire de ratiboiser toute la faune gênante se présentant dans votre ligne de mire.

Pour le reste, seul votre fouet adoré vous sera alloué pour vous sortir des pires situations. Pour les inconditionnels de la série, je nommerai notamment des niveaux comme la Tour de l’horloge ou le Navire Fantôme, parties récurrentes dans nombre d’opus, et dont la difficulté qui y est placée dépasse souvent l’entendement. Nous sommes pas là pour vous le cacher : Rondo of Blood est littéralement dur à crever. Mais vraiment. Les vies sont peu nombreuses, les retry quasiment inexistants, et les moyens d’y laisser sa peau sont légions. Bonne chance, soldat.

 

Un Castlevania aux qualités indéniables

Si la difficulté du soft a fait la réputation de Rondo of Blood, sa qualité de jeu y est également pour quelque chose. Les niveaux sont variés tant au niveau du graphisme que des ennemis. Les Boss sont difficiles et intéressants, malgré qu’on retrouve toujours les mêmes figures-phares de la série (le loup-garou, le minotaure, la Mort…).

 

Le graphisme du jeu est en lui-même bien réussi, avec certains plans conjuguant sprites de qualités et arrières-plans travaillés. Au niveau du scénario, rien de bien nouveau à l’horizon transylvanien : Richter Belmont (ressemblant ici d’avantage à Ryu de Street Fighter qu’à l’élégant dandy qu’on découvre dans d’autres versions), descendant de la célèbre famille de pourfendeur de vampires, vient zigouiller le vilain comte Dracula, de retour pour la Xème fois, et sauver les miches de sa bien-aimée kidnappée par les hordes ténébreuses à l’occasion.

 

Le personnage jouable Maria Renard dans Castlevania Rondo of Blood

Ne vous déplaise, cette mignonne blondinette en robe rose est une véritable machine à tuer du zombi

Pour se faire, vous pourrez également contrôler le personnage de Maria Renard, bien connu de ceux qui ont joué à Symphony of the Night. La jolie blonde, belle-sœur de Richter, doit au préalable être débloquée au niveau 2 avant d’être utilisable. A noter que la sélection de ce personnage consiste en la version “aisée” du jeu, puisque beaucoup plus maniable que Richter.

 

Ah oui, parce que ces messieurs les nippons ont oublié de vous prévenir : notre version “Normale” est équivalente à la version “Difficile” au pays du Soleil Levant. Je ne sais dire s’il s’agit d’un cadeau ou d’une punition, mais dans tous les cas… faut faire avec.

 

 Le conseil de Retro-Games.fr

Bien que nous soyons de fervents retro-gamers, il n’est pas exclu de jouir des avantages que peuvent procurer les consoles Next-Gen. A ce titre, nous vous conseillons, si Rondo of Blood vous intéresse, de vous doter de Castlevania : Dracula X Chronicles sur PSP. Ce jeu est la version remasterisée du soft sur PC-Engine, tout aussi difficile rassurez-vous ! Si vous restez tout de même adeptes des versions originales, ce que nous voulons bien comprendre, vous pourrez débloquer la VO de Rondo of Blood en ramassant un item placé dans la version reboot, mais également débloquer le fantastique Symphony of Night, également en VO. Deux jeux d’exception à prix modique, pourquoi hésiter ?

 

Informations techniques

Développeur et éditeur : Konami
Date de sortie : Octobre 1993 (Japon)
Nombre de joueurs : 1 joueur
Style de jeu : Action / Plate-forme
Durée de vie : Environ 10 heures, en ayant débloqué les 12 niveaux
Cote de prix au 29/11/2012 : 80€ en complet sur PC Engine (version jap.), 7€ sur PSP en occasion

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Auteur: Mathieu

Gamer depuis ma pré-adolescence, j’ai pu voir passer de nombreuses consoles, et surtout, tellement de jeux ! Les heures que j’ai pu gâcher sur ces manettes ne l’étaient finalement peut-être pas : elles ont créé des souvenirs, des sensations et une ludothèque de jeux aujourd’hui rétro, mais qui gardent toujours une formidable qualité et offrent de géniales sensations que je vous propose de partager avec ce blog !

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1 Commentaire

  1. Super article !
    Et le conseil prodigué à la fin est super utile 🙂
    Je découvre juste ce site alors félicitations et j’espère découvrir encore plein de bonnes choses dessus !
    Merci

    Répondre

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