The Binding of Isaac

Artwork de Binding of Issac

The Binding of Isaac – PC Steam

Après le succès de Super Meat Boy, son créateur, Edmund Mc Millen, sort un autre jeu, en s’associant avec Florian Himsl. Pour la petite histoire, il avait autre chose en tête, et ne croyait pas du tout à son succès. Il fut le premier surpris quand le jeu s’est extrêmement bien vendu (plus de 3 millions depuis 2011 !!). Mais alors, comment un jeu bourré de caca (oui, oui) et de références bibliques a pu gravir les marches du panthéon de l’indie ? Regardons ça de plus près.

Un peu d’histoire

La mère d'isaac menace Isaac de sa lame binding of isaac

La mère d’Isaac lors de sa dernière psychose.

En glanant quelques informations, on peut se poser une question : « Mais c’est quoi, ce jeu ? ». The Binding of Isaac raconte l’histoire d’Isaac et de sa mère, vivant heureux dans une petite maison, sur une colline. Jusqu’au jour où la mère d’Isaac fait une crise mystique, et entend des voix. Il faut croire que les shows chrétiens aux USA, ça rigole pas. Elle tentera d’abord de le sauver… En lui retirant tous ses jouets, et même ses vêtements, puis l’enfermera dans sa chambre, et enfin, comme Abraham, se verra demander le sacrifice ultime, la vie d’Isaac, pour prouver sa foi.

Ne voulant pas particulièrement mourir, Isaac cherche une issue. Il tombe sur une trappe, et s’enfuit dans la cave, le basement, et commence son périple. Oui, un enfant à poil dans une cave, vous avez bien suivi.

Si l’histoire, est, au fond, secondaire, elle pose l’ambiance : glauque. Personnages, boss, ennemis, objets répondent à deux critères : soit ce sont des clins d’oeils bibliques, soit ils représentent la vision qu’un enfant peut avoir de certains inconnus (Organes, monstres, excréments… Oui, un jeu plein de caca, c’est une des features sur sa fiche Steam, d’ailleurs).

La seule défense d’Isaac ? Ses larmes.

Une ambiance morbide ?

boss fistula dans le jeu binding of isaac

Fistula, un boss au nom éloquent.

Jusque là, c’est vrai que je dépeins le jeu comme aussi amusant qu’une soirée Liste de Schindler après une rétrospective sur l’holocauste. Pour atténuer le tout, les créateurs ont gratifié le jeu d’un moteur flash et de graphismes à la Super Meat Boy. Malgré tout, le jeu est mignon. Un peu dégueulasse, mais très mignon. C’est relativement coloré, la musique met dans l’ambiance (qu’on coupera au bout de 50 heures de jeu, en effet), et les effets sonores vont de la bombe au pet. Et pour votre information, il existe une bombe-pet.

Oui, on est loin d’un photoréalisme des productions triple A, mais le cœur du jeu n’est pas tant le réalisme, c’est plutôt son gameplay qui fait sa force.

Comment se joue The Binding of Isaac ?

Vue d'ensemble d'un niveau de The Binding of Isaac

Voilà à quoi ressemble le design général du jeu

Comme beaucoup de grands jeux, le principe de The Binding of Isaac est extrêmement simple, mais offre une marge de progression énorme. Concrètement, si vous avez joué à un Zelda 2D, vous saurez jouer à The Binding of Isaac. Le jeu se présente de la même façon : vu du dessus. Lancé dans le premier sous sol, vous devrez explorer les pièces du donjon, défier le boss et passer à l’étage suivant. Sur votre chemin, vous récupérerez dollars, cœurs de vie, et clés. Facile ? Pas si sûr…

On parle bien d’un rogue-like, non ? Et bien, sachez que tous les niveaux sont générés aléatoirement. La disposition des pièces, les ennemis (présents ou non), les loots, les machines à sous, le type de pièce, vous ne tomberez jamais deux fois sur le même run. Concédons tout de même : il y aura 3 salles, toujours présentes, que sont la salle du boss, le shop, et la salle du trésor.

Concernant cette dernière, elle fournira un équipement, défini aléatoirement lui aussi. Les équipements peuvent être soit des passifs (plus de dégats, de cadence de tir, de vitesse de déplacement), soit des actifs (poser une bombe, appeler un monstre, ralentir le temps…). Et tous ces équipements fonctionnent plus ou moins bien ensembles. A la fin du jeu, avoir des larmes gigantesques à tête chercheuse, c’est possible. Remplacer ses larmes par des missiles, c’est possible aussi. Avoir un run bien pourri, c’est possible aussi. N’oublions pas de préciser que chaque passif se répercutera directement sur votre personnage, de façon visuelle. Je ne vous dis pas à quoi ressemble le pauvre Isaac à la fin d’un run !

Même avec un gros manque de puissance de feu, finir The Binding of Isaac est possible avec pas mal d’entrainement. Mais ne vous attendez pas à voir le boss final avant quelques essais… Selon votre skill. Le jeu se joue au clavier, mais libre à vous de paramétrer un programme tiers pour remuer vos sticks. Je n’en ai pas eu besoin, personnellement.

the binding of isaac transformation avec loots

Va falloir te calmer sur les loots, Isaac…

Verdict

Il est difficile de faire le tour de The Binding of Isaac pareil en quelques mots. Surtout depuis la sortie de l’extension, qui rajoute encore plus de contenu, d’ennemis, de boss, de loots, de personnages jouables (avec leurs tares et avantages), des défis, de la difficulté. Et plus vous jouez, plus vous débloquez.

Le contenu est tellement dantesque que j’y ai joué la plupart du temps avec un Wiki, pour savoir à quoi m’attendre. Pas qu’il faille connaître tout par cœur, mais certains objets sont plus un handicap qu’une aide. Et quand on tape dans le run parfait, on veut pas qu’il soit gâché. Presque 10 personnages, plus de 200 objets, une bonne cinquantaine d’ennemis, des secrets, des easter eggs, vous n’en ferez pas le tour aussi vite qu’un Call of Duty.

Fuir la folie de sa mère et combattre ses peurs avec ses larmes est finalement plus que divertissant, et si vous êtes en manque de challenge après avoir retourné Dark Souls ou Spellunky, n’hésitez pas à vous procurer le jeu et son extension, qui passent ensemble à moins de 2,50€ à chaque solde Steam, ça serait dommage de vous priver. À mettre à jour quand le remake sortira, le mois prochain !

Les meilleurs prix pour The Binding of Isaac

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Informations techniques

Editeur – développeur : Edmun Mc Miller/Florian Himsl
Date de sortie : 28 Septembre 2011
Nombre de joueurs : 1 joueur
Style de jeu : Rogue-like, indie

Durée du vie : Si vous accrochez, 50 heures ?
Prix au 22/10/2014 : environ 5€, moins de 2,50€ en solde Steam

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Auteur: Antoine

Gros geek dans l'âme, j'essaie un peu de réduire ma dose. Heureusement, c'est les vieilles soupes qui sont les meilleures, et j'ai vécu mes meilleures heures entre la 64 et la fin de vie de la Gamecube. Aujourd'hui j'ai migré sur PC, mais l'âme des jeux de l'époque m'a tourné vers le rétro, et c'est avec plaisir que je branche encore mes vieux coucous sur ma TV !

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1 commentaire sur cet article

 
  1. Trop fragile ce rédacteur

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